manques dus à la solitude

Sondage sur la solitude

Parallèlement à mon introspection et à mes recherches, j’ai effectué un sondage sur la solitude pour en savoir plus sur ses effets dans la société au moment précis où j’écrivais, c’est à dire début 2020.

Beaucoup d’enquêtes avaient déjà été menées sur la solitude par des organismes spécialisés. Cependant, certaines statistiques trouvées en ligne se contredisaient et d’autres étaient trop anciennes pour être utilisables au moment où j’écrivais. Pour mieux comprendre et pouvoir exploiter librement les données, j’ai donc décidé de réaliser moi-même une petite étude sur le sujet qui serait vraiment d’actualité. Le sondage a été réalisé début 2020, avant l’apparition de la pandémie du COVID qui a certainement fait évoluer les chiffres. D’après l’association Astrée, la solitude a grimpé de 5% passant de 13% à 18% de la population entre janvier 2020 et janvier 2021.

Ce sondage sur la solitude a été effectué en ligne début 2020 et il a eu un intérêt inattendu. En deux jours, il a récolté plus de réponses que ce qui avait été prévu en un mois. Malheureusement, cela m’a aussi confortée dans l’idée que le sujet de la solitude concernait beaucoup de monde.

Certaines réponses étaient prévisibles, d’autres surprenantes, voire alarmantes. J’ai notamment été consternée par le nombre de jeunes qui souffraient réellement de solitude.

Ci-dessous les conclusions que j’ai envoyées aux participants qui avaient demandé à les connaître. Ces écrits sont également l’occasion de les remercier d’avoir bien voulu y consacrer un peu de temps et d’avoir ainsi fourni plusieurs clefs permettant de mieux comprendre la solitude. J’espère que les participants qui souffraient de solitude n’en souffrent plus, mais que si c’est le cas, ces écrits leur permettront peut-être d’en sortir.

Le sondage

Participants du sondage

Âge : 18 à 77 ans (moyenne 42 ans)
25% d’hommes – 75% de femmes
Toutes catégories socioprofessionnelles et tous niveaux d’études
71% en couple (57% vivent en couple)

85% pensent que la solitude est un problème dans notre société et

80% qu’il est plus important qu’il y a vingt ans.

69% connaissent des personnes souffrant de solitude et

81% se sont déjà sentis déprimés.

21% des participant.e.s se sentent seul.e tout le temps, la plupart du temps ou souvent

(39% par périodes dans le passé)

Les plus grands manques ressentis quand seul.e sont

le soutien moral

la tendresse

Comment définiriez-vous :
Un copain / Une copineUn.e ami.e
Pour asser de bons momentsQuelqu’un sur qui on peut compter
Pour sortirEn qui on a confiance



→ Seuls 29% des personnes qui vivent seules aimeraient (re)vivre en couple.

Les participants habitant depuis toujours ou très longtemps au même endroit souffrent moins de solitude que ceux ayant déménagé au cours des dernières années.

La mobilité géographique contribue de façon significative à la solitude.

96% des participants ont un compte Facebook

54% des participants ont un compte Instagram

45% des participants ne font pas de sport

55% des participants ne font pas partie d’un club/association/ autre communauté

46% des participants sortent une fois par mois ou moins

55% des étudiants ne partagent pas d’activités avec d’autres étudiants

Propos des participants

D’après les participants, les causes de la solitude seraient principalement :

  • manque de confiance en soi
  • trop de virtuel/ réseaux sociaux
  • éloignement géographique
  • société égoïste

Les solutions proposées par les participants pour sortir de la solitude :

activités
rencontres
associations
clubs de sport
SORTIR

Conclusions

L’important intérêt manifesté pour cette étude montre l’existence d’un réel phénomène de solitude qui touche une grande partie de la population et qui augmente.
Il ne suffit cependant pas d’en faire le constat, mais bien de tenter de traiter le problème et de permettre aux personnes qui souffrent de solitude de sortir de leur souffrance.

Si la solitude peut être vécue comme positive lorsqu’elle est choisie et apporter dans ce cas ses effets bénéfiques, la souffrance ressentie lorsqu’elle est subie n’est pas à négliger. L’on peut apprécier d’être seul.e et l’apprendre en faisant un travail sur soi, mais la vie sociale reste néanmoins indispensable. Pour l’intégrer, il faut avoir confiance en soi et être ouvert aux autres et à leurs différences…

Le mot d’ordre pour échapper à la solitude est clair : il faut SORTIR ! Cela ne suffit pas, mais est une première étape nécessaire. Il est loin d’être facile de sortir quand on est seul, il faut donc se forcer à s’inscrire dans des clubs, associations, groupes, etc. pour y faire des rencontres. Les réseaux sociaux peuvent servir à créer des connaissances, mais il faut passer à l’étape suivante et contacter ces personnes pour les voir dans la vraie vie et les transformer en copains puis, pourquoi pas, peut-être amis…

Le sujet est vaste et c’est pourquoi ces écrits seront poursuivis et complétés (voir le Livre). N’hésitez pas à apporter vos témoignages et remarques…

À ceux qui se sentent seuls : vous n’êtes pas les seuls et les solutions existent !

Quadra célibataire qui vit seule avec son chien et son chat, mais aussi avec ses enfants parfois... Il m'est arrivé de me sentir seule et j'ai constaté que c'était le cas de beaucoup d'autres personnes. Je refuse de souffrir de la solitude et j'ai décidé de m'attaquer au problème et de le régler !
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3 commentaires pour “Sondage sur la solitude

  1. Bonjour,
    Vaste sujet. Il est possible de se sentir seul(e) dans la foule. La solitude est intérieur et n’est que rarement résolue par les rencontres.
    Dans la solitude, il y a souvent trouble de la communication. Les réseaux sociaux aggravent ce trouble. 90% de notre communication est non verbale, nous restons des animaux territoriaux, prédateurs… Tout le contraire des animaux sociaux en réalité.
    La solitude est souvent ressentie mais pas réelle. Il y a toujours un sentiment d’abandon qui se cache et il est beaucoup plus “facile” de dire souffrir de la solitude que d’aller chercher la cause réelle de ce sentiment.
    Peu importe l’endroit, il est aisé d’aller marcher et d’entamer la discussion avec la première personne rencontrée.
    J’ai toujours du thé et des biscuits dans mon sac à dos et souvent, je partage. Assez fréquemment avec quelqu’un que je ne reverrai probablement jamais 😉.
    Et puis, il y a toujours un endroit où prendre un café, sur le marché par exemple (c’est vraiment le lieu social par excellence).
    Cependant, ça commence généralement en se débarrassant de la télé et du smartphone.
    Je vous souhaite une excellente journée
    Angélique

    1. Merci Angélique pour ce commentaire très pertinent. Vous avez complètement raison pour ce qui est de devoir chercher la solution en soi plutôt que par les autres !
      J’adore votre idée de partage de thé et biscuits 🙂 Parfois les choses simples sont les plus efficaces !
      Très belle journée à vous également,
      Cécile

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